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Etude de cas d’un chercheur en aquaculture

Nome

Guy CLAIREAUX

Titre

Docteur

Entreprise de l’individu

Centre de Recherche sur les Ecosystèmes Marins et Aquacoles, CNRS-IFREMER, France.


Comment est né votre intérêt pour la biologie marine ?

J’ai grandi sur une île (Saint-Pierre & Miquelon) située au milieu de l’une des meilleures zones de pêche du monde (Le Grand-Banc de Terre Neuve). A cette époque, la pêche constituait l’activité principale et l’immigration des gens était fortement liée à la production de pêche. A 18 ans, j’ai passé 2 mois sur un navire de recherche et j’ai réalisé à quel point on en savait peu au sujet des poissons et de leur interaction avec l’environnement. J’ai alors décidé d’aller en France pour entreprendre des études en Biologie marine (j’ai obtenu mon Ph D en 1988). Au début des années 90 (j’étais en postDoc au Canada) l’effondrement de la pêche à la morue dans l’atlantique nord-ouest a tristement confirmé ma première impression, à savoir que l’exploitation durable des ressources marines implique nécessairement une meilleure compréhension de la physiologie des poissons, de l’écologie et du comportement.

Cursus universitaire

  • 1988: PhD à l’université de Brest (France)
  • 1989-1993: Postdoc au Canada (Rimouski, Halifax)
  • 1994-à aujourd’hui : Chercheur au CNRS (France)

Avez vous reçu d’autres formations durant vos études qui ont été bénéfiques ?

Tous les étés, durant mes études universitaires, j’ai pu travailler dans de nombreux laboratoires marins. Cela a été essentiel dans ma formation et ultérieurement pour ma carrière de scientifique. Être capable de parler anglais a été également crucial.

Avez-vous des recommandations à faire à des étudiants en cours de formation ?

La recherche implique d’être passionné. Êtes-vous passionné pour la recherche ? Si oui, lancez-vous, sinon, n’y songez même pas.

Ce type de carrière, a t-elle des potentialités de développement dans le futur? Ce type de carrière constitue t-elle une bonne option pour des étudiants ou des professionnels en reconversion ?

Mon sentiment profond est que la recherche scientifique est une question de passion et non une question de sagesse, de reconnaissance ou d’argent. Durant leur formation, les étudiants devraient visiter autant de laboratoires que possible pour s’assurer qu’ils les apprécient pour ce qu’ils sont réellement : un pur plaisir à tester des hypothèses.

Décrivez une journée habituelle dans votre travail

Je travaille 5 jours par semaine, de 9h du matin à 18h. 25% de ma journée est consacrée à un travail en réseau par mèl avec la communauté scientifique, 25% à encadrer des étudiants, 25% à du travail expérimental ou de l’analyse de données et le reste de la journée aux tâches administratives, à des réunions...

Pouvez-vous raconter la meilleure expérience que vous ayez vécue dans votre profession ?

Mes meilleurs moments sont toujours à l’occasion des meetings internationaux. Ce sont des périodes de challenges au cours desquels vous faites de votre mieux pour expliquer aux autres les idées que vous avez testées. Je reviens toujours de ces évènements chargé de nouvelles idées et de possibilités de collaborations avec des collègues du monde entier. Il s’agit de ma principale source de motivation.

Que lisez-vous ou à quoi assistez-vous pour vous maintenir au courant des changements au niveau de l’industrie/marché, des progrès, des enjeux, etc ?

Publications dans le domaine des pêches et de l’aquaculture.

Avez-vous des collaborateurs en Europe ou au niveau international ?

Il s’agit d’une partie essentielle de mon activité quotidienne. La science se fait par l’intermédiaire de réseaux internationaux. Par exemple, en Europe, la source principale de financement est le programme-cadre de recherche et de développement technologique de l'Union européenne. Ce programme nécessite la constitution de consortiums internationaux.

 

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